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Réseaux sociaux bloqués en cas de pénurie d’électricité: une opportunité?

Illustration: DALL-E3.
Illustration: DALL-E3.

Dans un contexte où la Suisse fait face à des défis énergétiques sans précédent, le Conseil fédéral a mis en consultation un projet qui pourrait changer la manière dont nous utilisons internet en période de crise. En cas de pénurie d’électricité, sur le mobile certains sites internet très consultés pourraient être bloqués. Une opportunité?

Cette initiative inclut notamment le blocage des accès aux réseaux sociaux ou aux sites de streaming, considérés comme non essentiels, afin de prioriser les services vitaux. Si cette mesure peut sembler rationnelle du point de vue de la gestion de crise, elle soulève néanmoins des pratiques importantes. Comment déterminer quels services sont réellement essentiels? Et quel impact cela aura-t-il sur la liberté d’expression en temps de crise?

L’impact sur la société de l’information

Le projet d’ordonnance envoyé en consultation prévoit des restrictions spécifiques dans le secteur de la téléphonie mobile, soulignant l’importance de maintenir les réseaux de communication ouverts pour les services d’urgence et essentiels. Le projet peut être consulté en suivant ce lien depuis cette page.

Il est indéniable que la priorisation des services essentiels est cruciale en cas de pénurie d’électricité. Toutefois, la décision de bloquer l’accès aux réseaux sociaux pourrait être perçue comme une mesure trop radicale, voire contre-productive. Les réseaux sociaux jouent un rôle de plus en plus central dans notre société.

Une opportunité pour la société?

On peut se demander dans quelle mesure ce projet n’est pas une opportunité pour lancer un vaste débat sur notre rapport à l’information. Cela permettrait d’identifier quels sont les services qui sont essentiels aujourd’hui. De même, cela permettrait de lancer une réflexion sur la désinformation aussi bien quotidienne qu’en cas de crise.

Dans tous les cas, le soussigné est persuadé que l’usage immodéré de certaines plateformes sociales est aujourd’hui contre-productif. Trop souvent le temps dilapidé à se gaver de potentielles désinformations devrait faire débat et inciter la société à se poser plus largement des questions sur notre rapport au numérique…

Xavier Studer avec perplexity.ai

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