
Notre société de l’information, de plus en plus intimement liée à la balbutiante intelligence artificielle a un impact toujours plus important sur l’environnement… Encore une fois la technologie promet des réponses. Une de celles-ci pourrait être l’informatique quantique, beaucoup plus efficace… Avec de nouvelles percées en 2022? Peut-être…
Les publications faisant état de progrès spectaculaires en informatique quantique se sont multipliées ces derniers mois et certains médias spécialisés s’y intéressent toujours plus. On apprend ci et là que Google marque encore des points et qu’il rivalise avec IBM et peut-être avec certains organismes chinois….
Une approche ardue, mais…
Mais de quoi s’agit-il? La physique quantique n’est déjà pas très simple à manier et surtout à cerner. L’informatique quantique, qui s’en inspire en partie, n’est pas non plus des plus accessibles pour le profane, comme on le constate par exemple sur Wikipedia dans l’extrait suivant de cette page.
«L’informatique quantique traite des calculateurs quantiques utilisant des phénomènes de la mécanique quantique, par opposition à ceux de l’électricité exclusivement, pour l’informatique dite “classique”. Les phénomènes quantiques utilisés sont l’intrication quantique et la superposition. Les opérations ne sont plus basées sur la manipulation de bits dans un état 1 ou 0, mais de qubits en superposition d’états 1 et/ou 0», selon Wikipedia.
… une puissance inédite!
«Les ordinateurs quantiques utilisent des bits quantiques, ou “qubits”, qui peuvent être enchevêtrés dans une superposition complexe d’états, reflétant naturellement la complexité des molécules dans le monde réel. Avec un ordinateur quantique à correction d’erreurs, nous pourrons simuler le comportement et l’interaction des molécules, ce qui nous permettra de tester et d’inventer de nouveaux procédés chimiques et de nouveaux matériaux avant d’investir dans de coûteux prototypes réels. Ces nouvelles capacités de calcul contribueront à accélérer la découverte de meilleures batteries, d’engrais à haut rendement énergétique et de médicaments ciblés, ainsi qu’à améliorer l’optimisation, les nouvelles architectures d’IA, etc», écrivait récemment Google.
Le premier moteur de recherche mondial qui a commencé à utiliser le «machine learning» il y a vingt ans et l’apprentissage profond il y a dix ans pourrait encore surprendre certains observateurs qui veulent numériser la Suisse depuis quelques années avec des décennies de retard… A Santa Barbara, Google a ouvert un campus dédié à l’informatique quantique… Heureusement que certains chercheurs sont aussi à la pointe en Suisse, comme nous l’écrivions ici. Bref, la technologie n’a pas fini de nous surprendre…
Bonne année 2022 à toutes et à tous!
Xavier Studer
Lire aussi: 2021 Year in Review: Google Quantum AI