
Après avoir testé l’Amphiro B1 en 2017, de l’entreprise née de l’Ecole polytechnique de Zurich (EPFZ), nous avons été sollicités pour tester le nouveau pommeau de douche, dont le design est plus en phase avec les salles de bains actuelles. Que vaut ce concentré de technologie qui mesure l’eau consommée et surtout l’énergie absorbée lors de chaque douche? Test multimédia…
Première surprise, ce pommeau de douche est assez conséquent puisqu’il mesure tout de même 27 centimètres de long pour un pommeau de 12 centimètres de diamètre. L’emballage contient une petite notice ci-dessous qui indique les soins à prodiguer à cet accessoire léger en plastique recouvert d’une finition chromée.
Installation simplissime
L’installation sur le tuyau de douche se fait comme pour n’importe quel pommeau de douche. Simple et efficace. Après avoir téléchargé la nouvelle application d’Amphiro, spécifique à ce pommeau de douche, il suffit de suivre les indications sur l’écran, notamment d’autoriser la localisation pour le Bluetooth Low Energy.
Les menus, reproduits ci-dessous, sont simples et permettent d’avoir une bonne idée de sa consommation d’eau et d’énergie. Mieux, lorsqu’on prend sa douche, on constate que la puissance des jets du pommeau est très douce. C’est non seulement agréable, mais cela permet de se doucher avec un impact minimal sur l’environnement.
Une douche avec trois litres d’eau.
Premier verdict? Comme déjà mesuré avec l’ancien modèle Amphiro B1, il est possible de prendre une douche avec très peu d’eau, c’est-à-dire par exemple environ trois litres pour une consommation d’énergie de quelque 0,12 kWh. Certes, c’est un peu rapide, mais cela permet de réaliser à quel point il est possible de consommer encore moins que la communauté Amphiro, voire même le top 10!
Visiblement, il ne suffit pas d’avoir un pommeau avec un système de réduction de pression d’eau et taillé pour faire des économies. L’affichage sur le pommeau de la consommation d’eau, de la température de l’eau et de l’énergie utilisée et d’un score global permet de se surpasser, car n’oublions pas qu’outre le chauffage, l’eau chaude peut représenter une production importante de gaz carbonique.
Un défi pour tous et technologie ingénieuse…
Un système de diode a d’ailleurs été prévu à cet effet. Il est possible de se fixer un objectif de réduction de sa consommation d’eau et d’énergie. Lorsque son but est atteint, une petite diode verte s’allume du côté des jets d’eau. A la fois pratique et très stimulant. Reste qu’à partir d’un certain seuil, il est difficile d’aller plus loin…
Et comment cela fonctionne-t-il? Les ingénieurs d’Amphiro ont logé une petite turbine dans le pommeau de douche. Lorsqu’elle tourne, elle produit de l’électricité grâce à un système de dynamo intégré. Un petit système de stockage d’énergie permet ensuite de maintenir l’affichage allumé pendant quelques dizaines de secondes. Exemplaire.
Des données divergentes?
Toujours un peu curieux, je dois avouer que j’ai connecté le pommeau de douche Amphiro après l’Amphiro B1. J’ai alors constaté que ce dernier indiquait approximativement aussi bien la moitié de la consommation d’eau que d’énergie. Peut-être un effet lié au système d’économie d’eau? A un dysfonctionnement? Peu importe: encore une fois on constate une certaine «fragilité» des données numériques, à ne jamais prendre telles quelles!
Dans tous les cas, comme sur le système précédent, le mieux est de lancer l’application sur son smartphone avant de prendre une douche pour que les résultats se synchronisent tout de suite. Personnellement, même si l’application est bien faite, je trouve que les indications fournies sur ces deux appareils sont nettement suffisantes! En plus, cela limite les comparaisons entre les différents utilisateurs d’une même douche…
Bref, vous l’aurez compris, même si les indications divergent entre les deux appareils d’Amphiro, je les recommande, car ils permettent une prise de conscience bienvenue et de réellement d’économiser dans presque tous les cas beaucoup d’énergie. A ce rythme, les quelque 89 francs et 129 francs des Amphiro B1 et du pommeau de douche de la même société sont rapidement rentabilisés! Et on ne parle pas de l’énergie fossile économisée…
Xavier Studer