
J’ai eu dimanche le bonheur de voir mon fils de 14 ans devenir triple champion suisse d’aviron en skiff, en double et en quatre de couple au Rotsee à Lucerne! En prévision de son triomphe, je m’étais équipé de mes EOS: le 7D Mrk 2 avec un téléobjectif musclé et le R6 en appoint. Comme je le fais toujours dans ce genre de compétition, j’ai envoyé rapidement les meilleurs clichés à la famille, ce qui n’a pas toujours été simple…
En effet, pour rapidement traiter certaines images, je les ai fait passer par mon MacBook Pro, ce qui a impliqué dans ma configuration l’utilisation d’un lien Wi-Fi avec le Canon EOS 7D Mrk 2 et une connexion internet directe pour le Canon EOS R6. Et il est vrai que cette opération a généré un certain trafic de données sur l’excellent réseau mobile de Sunrise…
Gagner du temps et perdre en efficacité?
J’ai donc envoyé sur cet ordinateur les clichés sur 7D Mrk 2 directement sur un dossier, lui-même synchronisé avec un service de stockage dans le nuage, tandis que les photos de mon R6 sont passées par le portail de image.canon, lui-même connecté avec un autre service de stockage dans le nuage. Si toutes ces données ont été instantanément en sécurité, le plus dur reste à faire: le tri.
En effet, dans ce genre de situation, on a parfois un peu trop tendance à mitrailler. Et malheureusement, il est difficile de tout trier instantanément sur l’écran de son appareil photo. On préfère donc le faire sur un vrai écran d’ordinateur portable. Les programmes de Canon ne sont d’ailleurs pas tout à fait étrangers à cela…
Des programmes perfectibles
Utilisant depuis des lustres les différents logiciels Canon, je suis parfois confronté à leurs limites. Sur des produits comme Camera Connect ou sur EOS Utility, il est parfois impossible de tirer pleinement parti de son affichage pour visionner ses photos en plein écran. D’autant plus qu’aussi bien le Canon EOS R6 que l’adaptateur Wi-Fi WE-1 du 7D Mrk 2 ne fonctionnent qu’en 2,4 Ghz, ce qui limite le débit et la réactivité du tout…
Bref, ce sont finalement des centaines de photo parfois archivées dans différents répertoires que je devrais m’efforcer de trier, histoire de ne pas surcharger inutilement le nuage. Quand c’est possible simplement, car sur image.canon, par exemple, certaines options ont parfois un peu cachés et il semble que certaines vignettes sont conservées au-delà de la période de 30 jours appliquée aux fichiers entiers.
Eviter l’infobésité à la source!
Ma conclusion? Depuis toujours, j’essaie de ne pas prendre trop de clichés pour ne pas être saturé… La plupart du temps, en zoomant sur l’écran de mon appareil photo, j’élimine immédiatement ceux qui ne me plaisent pas. A l’heure de la multiplication des nuages et du déversement toujours plus rapide des infos sur la toile, ces pratiques restent actuelles pour éviter l’infobésité…
Pour le reste, il me semble que dans cet ordre d’idée il peut être également sage d’éviter d’enregistrer ses photos dans deux formats simultanément, comme le RAW et le JPEG. Bref, à l’heure du tout connecté et alors que des espaces de stockage vertigineux sont disponibles pour pas cher, il semble important de développer une certaine hygiène numérique pour ne pas crouler sous l’abondance de données de mauvaise qualité, redondantes et inutiles…
Bonne chance!
Xavier Studer
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Moi je garde tout. Les photos ça va. Mais les vidéos c’est effectivement l’enfer en 4K.
L’un n’empêche pas l’autre! Les data centre polluent. Autant limiter les fichiers, non?
Tant d’électronique et de pollution pour des choses ci éphémères c’est futile. Vive la victoire de votre fils plutôt que de l’importassiez en photos et vidéos.
Ca me rappel votre avis sur le sport à la tv
Vous n’avez rien compris. Le problème ce sont les phénomènes de masse. Je vous laisse réfléchir… C’est pas grave.
Bon choix d’appareils photo !
Moi je travaille encore avec le 7D.
Par contre, un lecteur de cartes, c’est rapide pour le transfert des photos. Suivi d’un petit post-traitement avec Darktable. Et hop, je ne garde que les photos intéressantes.
Le transfert de photos par le nuage, peut être intéressant que dans certaines conditions. Par exemple si l’on travaille en équipe. Un qui shoote et un qui fait le post-traitement quasi en même temps afin de fournir des images en quelques minutes à une agence ou autre.
Dans les autres cas, le lecteur de cartes reste la meilleure solution à mon avis.
J’ai toujours un lecteur de SD avec moi (d’ailleurs ultra-rapide) pour les vidéos. Cela dit, aujourd’hui on est dans une dynamique de 100% sans fil et on peine à revenir à des pratiques qui tombent en désuétude…
Cela dit, aujourd’hui on est dans une dynamique de 100% sans fil et on peine à revenir à des pratiques qui tombent en désuétude…
Eh ben ça ferait pas de mal de retomber un peu dans la désuétude, de ralentir un peu. Ca permettrait d’éviter de nombreux burnouts et de redonner du sens à sa vie de beaucoup de gens. Sens qui de nos jours est recherché par la surconsommant et la performance…