
Les trois opérateurs peinent à déployer les antennes 5G en Suisse comme le confirment des discussions en coulisse ainsi que les quelques informations officielles disponibles. Alors que la consommation de données continue d’augmenter, les réseaux des opérateurs sont toujours plus sous pression…
Pour se faire une idée rapide de la situation, il suffit de consulter les pages dédiées des opérateurs. Sur le site de Salt, qui s’est lancé en dernier, la 5G la plus perforante est encore très rare. Swisscom fait un peu mieux selon cette page, tandis que chez Sunrise UPC, très occupé par des opérations financières, comme peut en témoigner le dernier texte de presse, on publie encore des chiffres datant de mai 2021. Sunrise UPC proposerait ainsi la 5G dans 781 localités en mai, selon les dernières informations disponibles ici le 14 août.
Un déploiement très lent
Selon ce fil twitter, on apprenait cette semaine que le cap des 5600 antennes 5G était enfin franchi. Lorsqu’on consulte ces tweets, on réalise que les mises en service de nouvelles installations semblent se faire à un rythme plutôt lent comme le confient certaines sources en coulisse ou Swisscom très officiellement.
«Pour pouvoir garantir la qualité élevée des réseaux, il est nécessaire de développer rapidement la cinquième génération de communication mobile. La 4G a été mise en place alors que l’utilisation des données était 200 fois plus faible qu’à l’heure actuelle et que seulement un tiers des appareils d’aujourd’hui étaient utilisés», selon un communiqué.
Des demandes paralysées
«Mais dans de nombreux endroits, l’extension du réseau mobile stagne et l’urgente création des capacités nécessaires pour la 4G et la 5G est remise à plus tard. Et ce, malgré le fait que l’Office fédéral de l’environnement ait clarifié la situation pour les autorités chargées d’accorder les autorisations par sa recommandation d’exécution sur la protection contre les rayonnements non ionisants», poursuit-il.
Là aussi lorsqu’on discute on nous explique que certains cantons font tout pour faire trainer les demandes sans raison valable. Au final, ce sera le consommateur qui fera les frais de ces excès de zèle qui semblent parfois à la limite de la légalité. Étonnant, car désormais les opérateurs devraient pouvoir se concentrer sur leur travail pour fournir le service qui leur est demandé…
Xavier Studer