
Alors que LG a annoncé lundi la cessation de ses affaires sur le marché des smartphones, Sony persévère et Nokia tente toujours de se relancer. Le point commun de ces marques ? Tous ont été des pionniers et ont infiniment apporté à la mobilité numérique…
Commençons par LG qui a produit de multiples appareils novateurs tant sur le plan du design ou des technologies mobiles, jusqu’au tactile, comme nous l’avons rappelé récemment ici. Mais voilà, LG a probablement toujours un peu de peine à se réinventer du côté du design, même s’il reste un producteur d’écrans de premier plans…
Souvent innovant les mobiles du Coréen ont souvent présenté des défauts ou des manques peut-être pas si anodins. Au contraire d’un Samsung, LG n’a pas réussi à séduire au bon moment avec le compromis et le positionnement attendus par tous… C’est la dure réalité du marché…
Le manque de séduction de Sony
Un point faible aussi partagé par Sony, qui a repris le flambeau de Sony Ericsson et avant de Sony. Pourtant, là aussi que ce soit Ericsson ou Sony ou les deux, ce ne sont pas les compétences technologiques ou les positions fortes sur le marché qui ont manqué. Sony en pionnier absolu du numérique a tant à faire valoir, comme ses capteurs photo…
Mais il est vrai que Sony peine depuis toujours à exprimer pleinement cet ADN numérique qui le caractérise, à l’image de sa série Xperia, hérité de la joint-venture précédente. Toutes les potentialités sont là, mais corsetées, bridées, enfermées dans un carcan carré, qui ne permet pas à la marque de renouer avec ses succès passés, tels le CD ou le Walkman. Quels seront donc ses prochains smartphones dévoilés d’ici la mi-avril ?
Le cas douloureux de Nokia…
Enfin, j’ai gardé l’exemple le plus tragique pour la fin. Jadis leader du mobile, voire du smartphone sous Symbian (c’est une question de définition), l’histoire de Nokia est pétrie de génie, d’arrogance et d’une pugnacité incroyable. Désormais en mains du groupe HMD Global, basé à Espoo en Finlande, comme la marque mère, qui continue de produire des équipements réseaux, celles des combinés tente de renaître sous Android…
Une renaissance douloureuse après un passage chez Microsoft avec des Windows Phone qui ont été si prometteurs à une époque. Mais voilà, après le déclin initial, la marque peine à retrouver un véritable positionnement sur le marché. Parfois, elle ne semble être qu’un jouet entre les mains d’économistes fanés, de marketeux sans talent et de publicitaires décatis: une banalité tellement commune… Que nous réservera donc HMD le 8 avril ?
Xavier Studer