
A l’occasion de la Journée mondiale du sommeil (la nuit mondiale du sommeil aurait autrement plus pertinente!), le moment est peut-être venu de s’interroger sur la qualité de son repos… Car si l’on ne passe pas une bonne nuit, il est plus compliqué d’être au sommet pendant la journée. Et nos montres connectées, comme certaines Apple Watch, FitBit, Garmin ou Polar, peuvent nous aider…
Il y a quelques jours, Apple a d’ailleurs organisé une petite présentation en ligne pour rappeler les potentialités de son Apple Watch couplée à son application sommeil. Grâce au capteur de mouvement et à la mesure du rythme cardiaque, il est possible de suivre ses différentes phases de sommeil. Par ailleurs, votre montre peut non seulement vous réveiller, mais vous inviter à sombrer dans les bras de Morphée! L’idéal pour cette Journée internationale du sommeil.
Chez Polar, Garmin et autres…
Polar propose depuis longtemps non seulement le suivi très détaillé de son sommeil, mais une vue globale de sa fatigue, de son niveau d’entrainement et donne même désormais des conseils sur sa façon de s’entraîner en tenant compte de sa charge cardiaque, de multiples paramètres. Au bout de la nuit, on peut notamment suivre son rythme cardiaque et connaître son rythme le plus bas sur Polar Flow.
Du côté de Garmin, on va encore plus loin en donnant la possibilité de mesurer le nombre de respirations par minute, les niveaux de saturation en oxygène du sang. En se réveillant, les utilisateurs peuvent notamment consulter l’application Garmin Connect afin d’analyser leurs statistiques et vérifier qu’ils bénéficient d’un sommeil réparateur pour attaquer leur journée en pleine forme.
Faut-il craquer: les problèmes…
Il y a deux problèmes fondamentaux. Pour l’Apple Watch, dont l’autonomie reste limitée, il faut être capable de recharger sa montre en dehors des heures de sommeil et s’organiser en conséquence. Et lorsqu’on utilise une montre plus endurante, comme la Polar Vantage V2, il ne faut pas oublier de faire le plein d’électricité une ou deux fois par semaine avant d’aller dormir, mais surtout avant d’aller s’entrainer.
Le deuxième problème est beaucoup plus pragmatique ou philosophique. Avec la numérisation, de plus en plus d’accessoires veulent nous décharger de missions basiques que l’on accomplit mieux que des machines à l’intelligence artificielle très limitée, pour ne pas dire pathétique…. A-t-on vraiment besoin d’un objet connecté pour passer une bonne nuit ou pour ne pas oublier d’aller dormir? Je vous laisse trancher!
Numérique et décérébration galopante
La numérisation (pourtant finissante en 2021) est trop souvent synonyme d’une décérébration inquiétante qu’un Pierre Desproges ne se serait probablement pas gêné de railler, très sérieusement… Peut-être aurait-il publié un manuel de dé-numérisation à l’usage des esclaves de leur assistant connecté, des drogués du numérique et autres illettrés «digitaux»… Qui sait?
Alors que nous sombrons dans une déferlante incontrôlable d’objets connectés énergivores, souvent inutiles et potentiellement très polluants, voire plombés par des algorithmes bogués, le temps de la réflexion est venu. J’avoue d’ailleurs consulter de moins en moins les données de ma montre connectée pour me fier plutôt à ma propre appréciation. Rien de tel que l’intelligence naturelle!
Xavier Studer
PS
Pour les plus assistés, il y a même des montres qui vous disent de vous laver les mains pendant au moins 20 secondes. CQFD.