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Ericsson tutoie les 4,3 Gibagits/sec en 5G avec des ondes millimétriques

Pose d'une antenne 5G Ericsson.
Pose d’une antenne 5G Ericsson.

L’unité recherche et développement d’Ericsson continue de repousser les limites de débits de la 5G. Dans ses laboratoires de Kista à Stockholm, l’équipementier a atteint une vitesse record de transfert de quelque 4,3 Gigabits/sec en utilisant des ondes millimétriques.

Grâce à huit porteuses regroupant 800 MHz de spectre d’ondes millimétriques, les ingénieurs d’Ericsson ont atteint la vitesse 5G la plus rapide à ce jour, selon eux. Cette étape a été franchie lors de tests d’interopérabilité réalisés avec des solutions commerciales, qui devaient débarquer dans les commerces en 2020.

Pour le jeu vidéo, vraiment?

L’entreprise suédoise a notamment eu recours à un modem Qualcomm Snapdragon X55 5G. Selon lui, cette percée serait une bonne nouvelle pour certains cas d’utilisation de très haut débit mobile, comme les jeux multijoueurs, les jeux en réalité augmentée et la diffusion de vidéos riches en continu.

«Pour replacer ce débit de 4,3 Gigabits/sec dans son contexte, cela équivaut à télécharger une heure de contenu en ultra-haute définition en 4K, à partir d’un service de streaming en seulement 14 secondes», selon Per Narvinger, responsable des réseaux de produits chez Ericsson, cité dans un communiqué de presse. Mais que penser de tout cela?

Quelles perspectives?

Pour commencer, il faut préciser qu’en Suisse la 5G n’est actuellement pas proposée sur des ondes millimétriques. Alors que la mise en service de la 5G sur la bande des 3,5 GHz prend du retard, son déploiement sur des fréquences millimétriques (De 24 à 71Ghz environ)  arrivera bien plus tard, même si l’Union internationale des télécommunications (UIT) a posé récemment les premiers jalons.

Sur le fond, cette prouesse pose quelques questions. Même si les usages nomades ne cessent de se développer, on peut s’interroger. Pourquoi ne pas plutôt utiliser de la fibre, plus stable et ne se limitant pas aux limites législatives en matière de rayonnements non ionisants pour atteindre de tels débits, plutôt destinés à une multitude d’utilisateurs?

D’ailleurs, l’usage des fréquences millimétriques n’ira pas sans poser quelques problèmes compte tenu de la difficulté à les utiliser notamment pendant des intempéries (pluie, neige, etc.) Lors du MWC 2019, j’avais notamment eu l’occasion de discuter de ces problèmes avec différents participants…

XS

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