
La Fondation pour l’évaluation des choix technologiques (TA-Swiss) s’interroge sur les effets de la numérisation et de son impact sur la démocratie et les citoyens. Le rapport annuel 2018 de cette fondation illustre les travaux actuels et constate déjà certains effets d’une mue entamée depuis de longues années…
Dans un texte introductif, TA, Swiss indique qu’au cours de l’année sous revue, la fondation s’est posé de multiples questions: quels sont les nouveaux outils, rendus possibles par la numérisation, qui permettent une meilleure implication dans le processus démocratique pour les citoyens, mais aussi les organisations politiques et à l’administration?
De grandes questions sur la «numérisation»
Dans l’avant-propos, Moritz Leuenberger, ancien conseiller fédéral, président du Comité directeur et Peter Bieri, président du Conseil de fondation s’interrogent. «Les questions telles que le vote électronique et l’utilisation de plateformes Internet pour récolter des signatures lors de référendums ou d’initiatives, qui entraînent inévitablement une marginalisation des partis politiques, ne représentent pour nous que les possibles signes avant-coureurs d’une problématique bien plus profonde». Intéressant…
Même questionnement du côté d’Elisabeth Ehrensperger, Directrice. «La mise en place d’outils numériques menace-t-elle de reléguer la décision politique au même niveau qu’un Like sur Facebook ou qu’un clic sur une boutique en ligne? Ou au contraire, la démocratie directe bénéficiera-t-elle de nouvelles possibilités de participation encore insoupçonnées?».
Drones, intelligence artificielle, etc.
Le sommaire fait par ailleurs encore état de différents thèmes à la mode comme les engins volants télécommandés, les drones. L’intelligence artificielle figure aussi en bonne place. On nous annonce ainsi qu’un groupe de travail examinera quelles sont les pratiques en matière d’intelligence artificielle dans différents domaines, les attentes ainsi que les implications éthiques et sociétales afin de rédiger des recommandations pour le politique…
Si ce rapport annuel mérite sans doute le détour, on a encore une fois l’impression qu’on découvre soudain la galaxie numérique. Parler aujourd’hui de «numérisation», comme parfois ici, c’est assurément faire preuve d’une certaine candeur. Visiblement, même pour ce genre de fondation, il faut surfer sur des thèmes d’actualité, au demeurant très intéressants… Même si tout cela manque d’un certain «élan», reste une salutaire prise de conscience.
Xavier Studer
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Ce serait intéresant de savoir si ce que Trump a fait aux US est aussi possible en Suisse!
Qu’a-t-il fait exactement ?
Comme on est dans le thème, je vous suggère la lecture de cet article indispensable au sujet du vote électronique et en quoi cela est une mauvaise idée pour la démocratie : https://blog.cloudfrancois.fr/le-vote-electronique-pourquoi-il-ne-faut-pas-franchir-le-pas/ (pas seulement pour les risques liés à la sécurité, mais surtout le manque de transparence du processus et son contrôle).
Si la votation arrive sur le top 1 d’un scrolling sur natel, ils auraient 100% de participation et je ne pense pas que ça plairait à tout le monde surtout pas à nos politiciens car les gens se font influencer par les différents médias.
La sécurité et l’authentification ne sont pas un vrai problème car il y a des solutions à tout et le système actuel n’est de loin pas sans lacune !
Bien plus fiable l’informatique que l’humain et surtout moins corruptible car l’argent ne sert à rien à un pc 🙂
Avant de parler de vote numérique, il faudrait commencer par informer la population des enjeux de chaque votation de manière 100% neutre. Toutes les implications d’un oui ou d’un non sans cacher une partie de la vérité. Et je ne comprends toujours pas la notion de « partie », personne ne peut être à droite, à gauche, au centre tout le monde devrait varier de tous bords s’il est honnête et franc. L’écologie s’est bien mais on ne doit pas en abuser et c’est pareil pour tous les domaines du coup impossible d’être d’un seul côté ce serait de tout façon « trop ».
Ce serait bien d’avoir un jour de vrais médias qui informent réellement la population car il y a un réel manque en Suisse quand on lit certaines choses.