
Poser cette question, c’est presque y répondre aujourd’hui… La prochaine arrivée de la 5G et des débits internet toujours plus rapides avec des latences de plus en plus faibles rendent même possible le jeu à distance. Parallèlement, on peut aussi embarquer tout un PC sous Linux sur une simple clef USB!
C’est en effet la prouesse encore une fois réalisée par Free-Solutions, qui commercialise une nouvelle version de sa clé USB sous Kubuntu, qui n’est autre qu’une distribution de Linux (Notre test de 2017). Mais attention, car le petit appendice Green-Spider contient en plus une suite logicielle gratuite vertigineuse…
Comment cela fonctionne-t-il? Il suffit de glisser cette clef dans un port USB et de modifier l’ordre de démarrage de la machine dans le BIOS/UEFI en passant par exemple par les touches F2, F12, Esc ou encore option sur Mac. On peut alors choisir de «booter» sur la clé USB de 32 Go avec environ 9 Go d’espace libre et cédée dès 49 francs ou 129 francs pour la version de 128 Go.
Une démarrage un peu lent
Selon les machines, le démarrage peut prendre jusqu’à plus de deux minutes et demie, par exemple sur un vieux netbook Acer Aspire One. Comparativement aux 4 à 5 secondes nécessaires sur des Lenovo récents animés par Windows 10, ce délai semble interminable. Par ailleurs, j’ai expérimenté un plantage sous Mac et une indisponibilité Wi-Fi sur un des deux Lenovo utilisé pour ce test.
Ensuite, il faut avouer que même sur une machine de 2011, Kubuntu fait des étincelles! Non seulement l’interface graphique 3D de Linux est toujours aussi cool, mais en plus la navigation sur internet ou le passage d’une application à l’autre n’ont rien à voir avec ce que je peux expérimenter sur le même ordinateur animé par l’ultime Windows 10 sur un SSD tout neuf… Bref, malgré quelques limites de compatibilité, une distribution toujours intéressante!
Ou un PC dans le nuage?
Parallèlement à cet essai, j’ai commencé à creuser la possibilité d’utiliser un PC mis à disposition dans le nuage avec une configuration de gamer! C’est l’offre Shadow de Blade disponible en Suisse dès 35 francs par mois. Cette machine s’utilise depuis n’importe quel écran, à condition de bénéficier d’un internet rapide et surtout très réactif, souvent synonyme de fibre optique ou de 5G…
Grâce à Shadow, il est possible de bénéficier d’une machine toujours à jour dont les spécifications évolutives sont plutôt séduisantes: processeur Xeon, carte Nvidia, GTX 1080, 12 Go de mémoire vive, etc… Le tout sur Windows 10 64 bits. A première vue, de quoi faire réfléchir et nous y reviendrons… L’argument de la mise à jour matérielle régulière, notamment, laisse songeur. Mais…
Le matériel n’a pas dit son dernier mot
L’exemple de la clé USB de Free-Solutions devrait nous interpeller. Proposée sur seulement 32 Go d’espace de stockage de base, elle permet de faire fonctionner rapidement de multiples programmes, dont des jeux, parfois sur de très veilles machines ne possédant que 2 Go de mémoire vive. Le tout pour un investissement initial de moins de 50 francs.
Et puis, le système complet de Free-Solutions est 100% indépendant de la disponibilité d’un réseau, ce qui en principe permet aussi de préserver ses données personnelles en évitant de les conserver sur des serveurs dans le nuage. On me répondra que ces deux produits ne se positionnent pas du tout sur le même segment.
Effectivement. Ces deux exemples permettent toutefois de mettre en lumière non seulement le fait que nous devenons totalement dépendants des réseaux, mais aussi que l’industrie actuelle ne fait rien pour optimiser les performances des logiciels toujours plus gourmands en ressources pour parfois peu de fonctions supplémentaires. L’exemple de Linux, totalement gratuit est édifiant, à des années-lumière de notre monde pataugeant dans les innombrables aspects de l’obsolescence programmée…
Xavier Studer