
Le gouvernement assure le développement des moyens de communication du futur. Le Conseil fédéral vient d’approuver un rapport sur la mobilité connectée et en a profité pour présenter les activités de la Confédération en la matière. Véhicules automatisés, interconnexion et galaxie numérique figurent au menu!
Même si le système suisse de transport est sûr, fiable et efficace, les nouvelles technologies ont le potentiel d’en augmenter considérablement l’efficacité. Telle est la principale conclusion d’un rapport élaboré à la demande du Conseil fédéral en réponse au postulat de la conseillère nationale Susanne Leutenegger Oberholzer, selon un communiqué de presse.
Etabli sous la houlette de l’Office fédéral des routes (OFROU), ce texte indique que les véhicules automatisés et connectés permettront d’améliorer encore la sécurité de la circulation routière, de fluidifier le trafic et de mieux exploiter l’infrastructure. Entre autres.
Vers une explosion des véhicules automatisés
Le Conseil fédéral part du principe que ces 15 à 25 prochaines années, les véhicules automatisés représenteront une part considérable des véhicules routiers. Leur introduction pourrait notamment faciliter l’accès à la mobilité automobile pour les personnes âgées, les personnes en situation de handicap et les enfants.
Selon cette étude, les progrès technologiques ouvriront également des perspectives intéressantes pour les transports publics. Des offres d’un genre nouveau, comme les «taxis collectifs», les modèles d’autopartage et d’autres modalités d’exploitation sans lignes prédéfinies ni horaire fixe pourraient voir le jour ou se développer. La frontière entre transports publics et trafic individuel pourrait s’estomper.
Problèmes en perspective?
Tous les indicateurs ne sont cependant pas au vert. L’occupation des véhicules pourrait diminuer, ce qui aggraverait les problèmes de capacité sur les routes. Les besoins en surface, la consommation d’énergie et la pollution atmosphérique pourraient augmenter, tandis que l’efficacité énergétique diminuerait, selon certains scenarii.
Berne étudie l’introduction des nouvelles possibilités avec grand intérêt et s’engage plutôt en leur faveur. En 2015, le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) a notamment autorisé un projet pilote portant sur un véhicule routier autonome.
En termes technologies, la numérisation de presque tout étant achevée, le défi sera de développer l’intelligence artificielle nécessaire. Et des géants comme Google, Apple, voire Microsoft, forts de décennies d’expérience, excellent en la matière… Les réseaux mobiles, de type 5G, pourraient aussi jouer un rôle dans ce processus, mais pas nécessairement; l’intelligence devant être préférentiellement embarquée dans l’ordinateur de bord, gérant une foultitude de capteurs…
Xavier Studer