
Des entreprises technologiques américaines comme Google ou Apple ont toujours fait des efforts remarquables pour promouvoir l’art, la culture et la musique, au contraire de certains requins des télécoms. Google met désormais à disposition des mobinautes de la musique personnalisée et bien d’autres contenus culturels intéressants, dignes de notre ère «post numérique»!
Selon un communiqué de presse diffusé cette semaine, Google Play Music propose à ses clients une musique personnalisée grâce au «machine learning». Selon la situation des mélomanes, des chansons appropriées sont suggérées. Ces recommandations sont prodiguées en route pour aller faire du sport, en pleine action au travail ou encore lorsqu’on est confortablement assis sur son sofa…
Caractéristique de l’ère «post numérique»
Cette petite révolution, symptomatique de l’ère «post numérique» et de l’intelligence artificielle, est disponible depuis cette semaine, y compris sous nos latitudes. Le premier moteur de recherche mondial parle d’une nouvelle expérience musicale. Elle est disponible sur l’internet mobile aussi bien sur Android qu’iOS d’Apple, selon cette note de blog.
Ce n’est pas la seule nouveauté devoilée par le géant américain du web. Début novembre, il avait annoncé qu’il proposait désormais en Suisse des émissions de télévision sur Google Play. Il est ainsi possible de visionner «The Walking Dead», les aventures de personnages bizarres de «Der Tatortreiniger» ou encore «Game of Thrones». Le prix par épisode en définition standard commence à deux francs.
Les efforts culturels de Mountain View
Google continue par ailleurs de produire de gros efforts pour développer une nouvelle culture numérique. «Que se passe-t-il lorsque l’art rencontre l’apprentissage automatique?», se demande-t-il en se référant à ce blog de Damien Henry, Technical Program Manager du Google Cultural Institute. Voici sa réponse en italique!
Sous https://artsexperiments.withgoogle.com/, Google Arts & Culture présente différentes expériences artistiques. Entre autres, «X Degrees of Separation», une œuvre de l’artiste programmeur Mario Klingemann. Les utilisateurs peuvent choisir deux œuvres d’art quelconques se différenciant par X degrés de séparation et l’algorithme démontre, ce que les deux, différentes en apparence, ont en commun, et comment elles correspondent.
Les véritables pionniers du monde numérique
Mon commentaire? Certains prédateurs des nouvelles technologies et des télécoms feraient bien d’en prendre de la graine plutôt que de ne soucier que de leur rentabilité. Certes très lucratives, ces sociétés américaines ont joué un rôle décisif dans l’histoire quarantenaire de la numérisation. Pensons au scannage des livres de la Bibliothèque cantonale et universitaire (BCU) à Lausanne par Google, par exemple.
Dans un autre registre, alors que dans les télécoms on ne jurait que par des DRM pour protéger la musique, le pionnier Apple a fait sauter cette protection numérique d’un autre âge. Cet exemple illustre à souhait le manque de sensibilité numérique de certains des rapaces du secteur. En effet, ces «imposteurs» ne cessent aujourd’hui de communiquer sur la révolution numérique avec des décennies de retard! D’aucuns parmi les «élites» se laissent d’ailleurs aisément berner… Tellement révélateur!
Xavier Studer
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Bof. kif, kif. Ces sociétés veueltnt toutes faire un max de blé
Oui, ils veulent tous bouffer au même râtelier. Google était un moteur de recherche, toujours le meilleur d’ailleurs, et maintenant ils s’essaient aux autres domaines, deviennent de plus en plus intrusifs, en suggérant ce qui les arrangent pour orienter nos choix.
Swisscom fait de même pour renouveler un smartphone après 24 mois de fidélité, pas d’autre offre de promotion autre que l’iPhone 7.
Bien naïf les gens qui croient que Google s’appelle Pestalozzi 😉
Business is Business est Google est passé maître en affaire faisant croire que c’est Noël tous les jours.
Aucune place pour l’altruisme avec Google, please. Google pourrait au moins commencer à payer des impôts à la valeur de ses benefices. Ce serait un bon départ. Au moins, Swisscom paie ses taxes dans notre pays ! Alors que Google et Apple sont les champions de l’évasion fiscale planetaire. Attention à la glorification de ces géants du numérique qui sont les banquiers de l’avenir.
« Dans un autre registre, alors que dans les télécoms on ne jurait que par des DRM pour protéger la musique, »
et la publicité lamentable ads google dans les pages web francophone, aussi d’un autre âge qui sont pour la plupart même pas dans la langue française ! Au minimum, la tv classique nous amène de la publicité dans notre langue sur une chaîne tv francophone 🙂
Internet est mondialisé…
Moi qui croyais que les DRM étaient utilisés par les maisons de disques, voilà que Xavier nous apprend que c’est nos méchants opérateurs qui les utilisent 😉
Je me souviens de conférences de presse organisées entre opérateurs et grands noms de la musique. Le itre était à 3,50 francs…