
Swisscom continue de se profiler comme employeur exemplaire sur le marché du travail. Après avoir confié la gestion d’un de ses shops à des apprentis, il propose à ses employés de racheter des jours de vacances ou d’expérimenter de nouveaux modèles de travail.
«Les modèles de temps de travail flexibles ne cessent de gagner en importance. L’équilibre entre travail et temps libre et la conciliation de la vie professionnelle et familiale sont des questions essentielles pour de nombreux collaborateurs», écrit le puissant opérateur dans un communiqué diffusé jeudi.
Deux semaines de plus
En conséquence, les employés de Swisscom peuvent désormais acheter jusqu’à deux semaines de congés supplémentaires par an. Pour les collaborateurs qui s’occupent d’un proche en plus de leur travail, l’entreprise examine par ailleurs deux nouveaux modèles de temps de travail flexibles pour les aider à assumer cette double charge.
Swisscom a testé avec succès l’«achat de congés» depuis le début de l’année et propose aujourd’hui cette offre à l’ensemble de l’entreprise. «Nous avons constaté durant l’essai pilote que l’achat de congés répondait à un besoin manifeste de la part des collaborateurs. Swisscom attache une grande importance à un bon équilibre entre travail et temps libre et c’est la raison d’être de cette nouvelle offre», confie Hans C. Werner, responsable Group Human Resources chez Swisscom.
Modèles alternatifs
Selon une enquête menée par le géant bleu, 12% des collaborateurs consultés ont déclaré s’occuper actuellement d’un proche, 15% l’avoir fait par le passé et 16% s’attendre à devoir le faire dans un avenir proche. Les employés concernés proviennent de tous les échelons. L’opérateur teste donc deux modèles flexibles pour faciliter la vie de ces personnes.
Pour une durée limitée à trois ou quatre mois, les collaborateurs peuvent, par exemple, en concertation avec leur supérieur, réduire un peu leur taux d’occupation. Le deuxième modèle permet de réduire de manière temporaire son taux d’occupation pour une période de trois mois au minimum et de douze mois au maximum.
XS
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Entre la théorie et la pratique, il y a un monde. « En concertation avec leur supérieur » est justement le grain de sable dans l’engrenage dans tous les modèles de travail proposés par Swisscom. Si vous tombez sur un chef rétrograde qui ne voit que des problèmes partout, vous êtes bec de gaz et vous n’avez aucun moyen d’y recourir. Les « petits » chefs sont encore rois dans cette entreprise. Expérience faite chez Swisscom avec le télétravail.
Pourquoi ne fais-tu pas chef alors ?
Ce n’est pas seulement chez Swisscom qu’il y a des « petits » chefs. Même dans des entreprises privées, il y en a.
Le débat n’est pas là. Swisscom rappelle qu’il joue un rôle social non négligeable et c’est tant mieux.
Parce que je ne fais plus partie de la boite et pour info j’y étais chef. Le télétravail n’a jamais été un problème pour moi. Le bien-être du collaborateur avant tout pourvu que le boulot soit fait et bien fait!
Swisscom n’est de loin pas la seule entreprise à proposer cette formule. Dans le bancaire et certaines structures publiques le proposent depuis quelques années déjà.
Pour ce qui est du chef, rien de nouveau sous le soleil: le Code des Obligations précise déjà que les vacances se prennent d’entente avec le supérieur et qu’en cas de litige, c’est le chef qui décide.
Le débat n’est pas là. Swisscom rappelle qu’il joue un rôle social non négligeable et c’est tant mieux.
Xavier Studer
15/11/2014 à 07:32