
Après l’avoir eu entre les mains à l’IFA de Berlin, j’ai demandé à Samsung de me mettre à disposition le Galaxy alpha pour pouvoir mieux apprécier ce concentré de technologies. En mains, on est à la fois surpris par son extrême minceur (6,7 mm) et par sa ceinture en métal, un peu saillante.
Le dos amovible et légèrement structuré est taillé dans un divin polycarbonate nacré (la version bleue est sublime). On peut donc aisément changer la batterie et glisser sa nano-SIM. En revanche, il n’y a pas d’emplacement pour rajouter une carte mémoire micro-SD. Dommage pour un smartphone cédé 589 francs sur le web.
Processeur musclé
Propulsé par un processeur à huit cœurs (4+4) et 2 Go de mémoire vive, ce modèle est des plus réactifs. Sur Antutu, il atteint près de 48’000 points, ce qui le place dans le peloton de tête des smartphones les plus rapides. Il brille aussi sur Quadrant avec environ 25’000 points. Globalement, il se rapproche beaucoup des performances d’un Galaxy S5, mais n’est pas étanche.
Sur internet, le fleuron de Samsung peut compter sur la puissance des dernières normes sans fil. Il surfe ainsi en LTE Cat 6, ce qui lui permet théoriquement de télécharger des données à 300 Mbits/sec. Il est par ailleurs évidemment compatible Wi-Fi ac, une norme que découvre aujourd’hui un autre assembleur de chips…
Son lecteur d’empreinte fonctionne correctement, mais ne rivalise pas avec celui du Huawei Ascend Mate 7. Le capteur de fréquence cardiaque n’est pas encaissé comme sur le Galaxy S5, mais situé au même niveau que la coque. Les mesures s’en trouvent facilitées pour certains utilisateurs.
Vidéos en 4K, évidemment!
L’appareil photo de 12 millions de pixels est en phase avec ce que fait Samsung. Stabilisation vidéo, HDR, programmes adaptés aux différentes situations… La possibilité d’enregistrer des vidéos en 4K est toujours un plus appréciable par rapport à d’autres modèles moins avancés sur ce point.
Lors de l’utilisation de ce smartphone qui ne pèse que 115 grammes, mon fils a constaté que l’alpha ne chauffait pas trop lorsque le processeur est sollicité, c’est-à-dire notamment lors de l’utilisation jeux nécessitant beaucoup de puissance de calcul.
L’écran Super AMOLED de 4,7 pouces séduit par sa brillance et ses couleurs réalistes. Précisons que sa résolution est de type HD, c’est-à-dire de 1280 par 720 pixels seulement. Côté mémoire, l’alpha peut compter sur 32 Go en standard.
Puissance et compacité
Evidemment propulsé par Android 4.4.4, le Galaxy alpha peut compter sur un NFC accessible à tous les développeurs. Rappelons que sur l’iPhone 6, seul Apple peut en tirer des bénéfices… Certains manques pénalisent toutefois l’appareil. Il ne possède ainsi pas de baromètre ni de tuner FM et n’est pas compatible avec le DLNA. Surprenant.
Au final, on ne peut être que séduit par le design de l’appareil et la maitrise technologique de Samsung, qui propose aussi son mode d’économie Ultra sur cette mouture. L’autonomie de plusieurs jours d’une utilisation moyenne ne gâche rien! Un tour de force pour ce smartphone qui est l’un des plus rapides du marché. L’alpha est un excellent compromis alliant compacité, puissance et design à un prix tout à fait correct.
Xavier Studer