Google propose depuis aujourd’hui d’acheter de la musique dans son magasin en ligne qui s’appelle désormais Music. Il commercialise quelque 13 millions de titres aux Etats-Unis et ne précise pas de date d’introduction en Europe ou en Suisse. Peu importe. En phase avec le marché, le prix des morceaux varie entre 0,69 et 1,29 dollars.
Ce lancement montre bien le caractère stratégique de cet investissement pour Android (50% des ventes mondiales de smartphones très loin devant Nokia et Apple — Gartner). Rappelons qu’Apple, le numéro un du secteur, totalise quelque 20 millions de titres sur iTunes: un argument massue. Mais Google semble avoir quelques atouts, même si son service doit encore progresser.
Tests prometteurs
Pour commencer, comme je continue de tester Google Music depuis de très longues semaines, je peux dire que le petit logiciel est d’une redoutable efficacité et qu’il envoie dans le nuage tous vos titres en deux coups de cuillère à pot. Le graphisme est par ailleurs très réussi sur les tablettes Android.
Concrètement, grâce au nuage, il met instantanément toute la musique à disposition de tous les appareils. Mais attention, d’abord en streaming, avec une possibilité de cache. Je n’ai malheureusement pas eu accès au shop, «indisponible dans mon pays».
Gratuité et originalité
Ensuite, il sera possible de conserver jusqu’à 20’000 titres gratuitement dans le nuage. Pour terminer, et c’est probablement une manière de promouvoir le concurrent maison de Facebook, tous les contacts d’un internaute X sur Google+ peuvent écouter ses morceaux.
Google propose aussi les titres de 1000 labels indépendants et permet à de nombreux artistes de monnayer facilement leur musique dans son échoppe. Un sacré argument. Enfin, il dispose de quelques exclusivités comme Brussels Affair (Live, 1973) des Rolling Stones, comme indiqué dans son blog.
Xavier Studer