
J’ai eu une discussion très intéressante jeudi soir lors de l’Orange Cinéma de Genève (L’art d’aimer d’Emmanuel Mouret était au programme) avec Thomas Sieber, l’actuel patron de la filiale suisse de France Telecom. Il m’a expliqué qu’il était agréablement surpris par l’effet de l’annonce de la cession d’Orange en Suisse.
La vente décidée par le géant français suscite beaucoup d’intérêt selon lui, même s’il concède qu’il faudra voir dans quelle mesure cette curiosité se transformera en offre concrète. Il m’a d’ailleurs confirmé que le revenu par utilisateur des clients d’Orange restait le plus élevé en Suisse. Il se dit ouvert à toutes les solutions…
Marque sous licence, selon Thomas Sieber
Parmi celles évoquées, il m’a expliqué qu’il n’était pas exclu qu’un fonds d’investissement rachète Orange et que la marque Orange soit cédée sous licence, ce qui serait l’idéal pour la clientèle et les entreprises puisque ça ne chamboulerait pas la marche des affaires.
Concernant une éventuelle cession à UPC-Cablecom, il m’a expliqué que tout restait possible puisque, selon moi ce serait la meilleure solution pour le marché suisse car présentant un maximum de synergies. Selon Bloomberg, Liberty Global, propriétaire d’UPC préparerait une offre.
Préparer l’avenir
Il faut d’ailleurs préciser deux choses. Premièrement, en 2005, Cablecom avait lancé en collaboration avec Sunrise une offre mobile prépayée. Ensuite, Cablecom venait d’annoncer son intérêt à collaborer avec Orange avant l’annonce de la vente.
Pour terminer, Liberty Global propose plusieurs offres à l’étranger sur le mobile en tant que MVNO. Alors comme me le disait M. Sieber, le rachat d’Orange en Suisse pourrait être un essai intéressant. Reste à savoir si ce groupe désirera investir deux milliards… Mais n’est-ce pas la meilleure façon de préparer l’avenir sur un marché qui reste juteux?
Xavier Studer